les isobares se resserrent - 5
EDITO
Des masques, des masques, oui mais des masques AFNOR !!!
(sur l'air de Panzani)
Allô, Allô! ici c'est une ouvrière du textile qui vous parle...
Désolée de vous avoir laissés en plan pendant une semaine, et encore toutes nos excuses pour cette rupture de l'image et du son, dûe à une mobilisation citoyenne de nos petits doigts agiles pour la fabrication de masques pour les mimétains, les amis, les enfants, les petits-enfants, les voisins...
Nous avons ainsi contribué à la deuxième distribution de masques dans le village à la hauteur de 80 masques, et allons contribuer à la troisième pour une quantité similaire (dont 25 masques pour enfants qui nous ont été demandés).
Merci à Martine et Cécile qui nous ont offert des tissus, draps, élastiques, biais, extra-forts... (et à tous les dons antérieurs de Françoise dans lesquels nous puisons abondamment!).
Que soient chaleureusement félicitées et remerciées pour leurs petits doigts agiles, Cécile, Nadine, Evelyne, Martine, Amandine, Marie-Claude qui ont, comme moi, frôlé l'indigestion de masques !
Nous étions volontaires et ravies de faire tout cela pour la communauté, avant même d'en avoir fait pour nous.... mais là, c'est notre dos, nos épaules et nos poignets qui ne veulent plus rien savoir!
Nous avons, à cette occasion, découvert les conditions de travail des ouvrières des ateliers textiles, et avons moyennement apprécié le travail à la chaîne et sa répétitivité et serons heureuses, à partir de maintenant, de retrouver notre couture-plaisir créative (mais après quelques jours de répit pour notre dos!).
Et encore, j'ai eu la chance d'être grandement aidée par mon assistant-couturier qui, après avoir coupé (puis je cousais une première fois) puis fait les pliages (puis je re-cousais une deuxième fois et glissais les élastiques) a souhaité aujourd'hui en faire plusieurs de A à Z (parce que le taylorisme, à force, c'est très monotone), tout en participant encore à ma chaîne de montage... maintenant, il me l'a avoué, il rêve de masques la nuit...
Encore une leçon à tirer de cette expérience: mieux vaut attendre la fin de la production pour faire le ménage à fond (ce que j'avais fait avant!) car la maison est remplie de petits fils (pas des petits enfants, confinement oblige) que nous emmenons partout!
Je vous aurais bien demandé comme jeu devinette de compter les masques de notre première distribution (ils n'y étaient pas tous car au moment de la photo, toutes les couturières n'avaient pas terminé) ...
A vous de voir!
Les masques pour enfants
Voici un florilège de quelques-uns de nos adhérents masqués.... et ce ne sont pas des photos mystère!
Vous avez aussi le masque spécial couturière !
Patrick était tenté par un modèle plus conforme à sa culture d'origine
mais devant la difficulté technique du travail, il a opté pour une tenue plus passe-partout !
Mais déjà, nous préparons la collection été !
Merci de nous envoyer une photo de vous masqués, pour que nous puisseons continuer la collec !
On vous propose aussi des variantes, le masque récup jeans, et celui de la fille qui ne veut pas masquer son sourire ou qui veut passer pour un chat...D'autres idées ?
A vous de choisir...
Sinon, pour ceux qui en auraient l'utilité, voici un tutoriel simple et bien expliqué pour réaliser des masques en tissu ...
Tutoriel masque Afnor (cliquez sur le lien)
Autre problème, quand on travaille à la chaîne, on ne sait plus quel jour on est.... et j'en suis là, donc j'envisage de bricoler ce petit pense-bête, et si comme moi, vous êtes un peu perdus en ce moment, je vous le conseille!
Merci aux 302 visites et aux 84 commentaires...
Voici la révélation des différentes photo-mystère du numéro précédent des isobares!
Les lunettes étaient bien des lunettes de soudure et nous rappelaient l'affiche du film de l'Aveu de Costa-Gavras.
Quant à celle-ci, dite "féminine", vous m'avez bien fait rire avec toutes vos propositions...
Voici un texte que j'ai écrit pour louer cet objet qui m'est si cher et si utile!
1 - Je ne sors jamais sans, enroulée autour de mon cou, pour affronter les frimas, bouter les coups de vent hors de ma gorge.
Qu’elle soit en laine ou en soie, elle me couvre.
Quant à moi, elle est souvent violette.
Quand elle se dérobe, enfouie au fond du placard ou du panier à linge, je vénère son souvenir, attendant son retour, la remplaçant temporairement par un col roulé dont j’exige de lui qu’il monte plus haut encore que le niveau qu’elle atteint, d’ordinaire.
N’attendez pas de moi que je la pose négligemment sur mes épaules, les deux bouts relâchés comme pour montrer son inutilité, dans un seul effet esthétique, tel l’uniforme du théâtreux ou de tel homme politique branché s’en servant de cravate.
Non, moelleuse et longue, un peu élastique, je l’allonge encore pour la faire grandir en tournant deux fois autour de mon cou, une fois pour la chaleur, une autre fois pour le nœud qui vient renforcer l’ensemble, conclure le tout, calfeutrer entièrement, tel le bourrelet sous la porte, les particules de ma peau qui pourraient absorber le courant d’air froid.
En soie, je la porte tout le jour, pour l’intérieur, lâchement ou solidement coulissée autour de mon cou, aussi essentielle devant que derrière, où elle vient remplacer mon écharpe de cheveux par trop raccourcis, apaisant par sa chaleur et sa volupté mes douleurs cervicales.
2 – Echarpe : cache-col
et plutôt cache-cou, et le contraire de casse-cou
puisqu’on la porte pour diminuer les risques.
Echarpe : cache-nez
et pourtant rarement montée jusque-là
ou alors, on opte pour le passe-montagne
surtout si l’on veut en franchir une ou plusieurs.
Echarpe tricolore,
pas plus élégante sur les ventres bedonnants
portée en ceinture ou en diagonale.
Echarpe de Miss Gardanne
rutilante de matières synthétiques,
seyant bien à l’image de femme qu’elle ceint sous la couronne scintillante.
Echarpe d’Iris,
Celle de l’arc-en-ciel, après la pluie, le beau temps.
Echarpe toujours vue entre les aiguilles de grand-mère
qui réchauffe mais peut aussi étrangler
si on se promène sur les mauvais chemins
où l’on risque de se faire écharper.
3 – Longue bande de tissu, de tricot, qu’on porte généralement autour du cou ou qu’on jette sur les épaules.
Bande d’affection au goût d’enfance qu’on emporte avec soi pour se sentir moins seul.
4 – Robert : « longue bande d’étoffe servant d’insigne » : d’un signe ?
« Passée obliquement de l’épaule droite à la hanche gauche ou nouée autour de la taille »
« C’est dans l’expression porter en écharpe, porter comme une bourse de pèlerin, que le sens d’écharpe a glissé peu à peu vers la façon de porter et qu’écharpe a pu finir par désigner la bande d’étoffe à laquelle on suspendait la bourse »
« Bandage passé par-dessus l’épaule servant à soutenir l’avant-bras »
« Pièce de menuiserie disposée en diagonale »
« Cordage utilisé par les maçons pour monter les matériaux de construction »
« Tir en écharpe : tir oblique »
« La voiture a été prise en écharpe par un camion : de côté »
« Echarper, écharpir : tailler, mettre en pièces »
L’écharpe, contrairement à la table, se déplace toute seule : au lieu de glisser, elle est remontée dans le temps de la ceinture à l’épaule en passant par la diagonale. Quelle folle équipée ! On la retrouve ensuite installée sur les deux épaules. Puis elle monte, monte encore et cache le visage des Touaregs puis orne le crâne des maharadjas, serpent vivant, ruban mouvant… Où va-t-elle s’arrêter ? On la voit déjà dans le ciel au bout des cerfs-volants ou à la queue des avions publicitaires nous envoyant des messages essentiels…
5 – Il suffit d’enlever éche à écharpe pour retrouver toute la musicalité de la harpe, chut ! quelle est cette harpie mettant les partitions en charpie ? Elle va provoquer des échauffourées ! La harpiste est échaudée…
Pour s’enlever l’écharde du pied, on peut se servir d’une écharpe coulissante pour remonter le pied à hauteur d’yeux.
Comment échapper à la chape de plomb de l’échafaud sans échafauder d’écharper le bourreau, de mettre les juges en charpie ?
Grimpe sur cet échafaudage de livres. Il te faudrait tes échasses, si tu ne veux pas te retrouver le bras en écharpe et qu’on dise : « ce grand échalas échoua là !» ; Pose donc le châle-là, va…ah, c’est une écharpe…
Echappe-toi en écharpe, à l’oblique de la page, prends les chemins de traverse, suis les chapelets de lettres, écharpes de mots qui te ceinturent, à lire en diagonale du fou plein de charme sous la charmille. Attention, il va t’écharper mais te charmer et son étole va faire briller les étoiles dans tes yeux charmants.
Quel échauffement ! J’en ai perdu mon écheveau…
Vous avez donc compris, il s'agit d'une écharpe que je viens de terminer de tricoter (Marie-Claude était hors-jeu car elle m'avait vue la tricoter...) et dont le modèle s'appelle "Queue de dragon" à cause des petites crêtes... (nos petits-enfants la trouvent tout à fait crédible en queue de dragon, eux les spécialistes des dragons....)
Elle se tricote en une seule pelote arc-en-ciel, très agréable à faire...
Résultat de la deuxième cueillette d'asperges de Malka :
183 (moins bon score pour Malka que la première fois)
Les films et livres de Malka : Elle nous propose les réponses suivantes avec quelques réserves car elle n'est pas sûre de tous les titres (nous attendons vos contributions à ce sujet) !
2: Mange, prie, aime
3: Des souris et des hommes
4: A la recherche du temps perdu
5: La nausée
6: Les femmes savantes
7: Bonjour tristesse
8: Le rouge et le noir ou la planète rouge de Heinlen
9: Les fleurs du mal
10: L'île mystérieuse
11: Le vieil homme et la mer
12: Le seigneur des anneaux ou le mariage d’un roi
13: Robinson Crusoé
14: La bicyclette bleue
15: La nuit des temps
16: Vipère au poing
17: Les raisins de la colère
18: Les fourmis
19: La carte et le territoire
20: Poil de carotte
21: Le mystère de la chambre jaune
22: L’amie prodigieuse
23: L’amour dure 3 ans
24: L'appel de la forêt
25: Charlie et la chocolaterie
26: Harry Potter
27: La métamorphose
28: Le portrait de Dorian Gray
29: Le salaire de la peur
30: Les mains sales
31: Les larmes du diable
32: Les 4 filles du Dr March
33: Notre dame de Paris
35: L’écume des jours
36: La rose bleue
37: 24 h de la vie d'une femme
38: 10 petits nègres
39: Le barbier de Séville
40: Au bonheur des dames
Corrigé du texte sur les couleurs à trouver
15 couleurs étaient dissimulées dans ce texte :
C'est lundi. Go ! (Indigo)
Je monte dans ma voiture,
direction Châteauroux, je me dis que je dois partir tôt, (rouge)
pour éviter la canicule qui n'en finit plus.
Or, en jetant un coup d'oeil par la vitre, (orange)
je vois que le soleil est déjà haut.
Agrippée au volant, j'accélère un peu, (gris)
rassemblant en moi un reste d'optimisme : (blanc)
c'est un tracas qui n'en est pas un ! (kaki)
Je me rends chez ma cousine Violette (violet)
que j'honore de ma visite une fois l'an, (jaune), (or)
en septembre, humble façon de témoigner (brun), (bleu)
ma reconnaissance envers elle, (vert)
qui fut toujours présente
quand la vie était difficile pour moi,
que la morosité me gagnait. (rose)
Il me tarde d'arriver à son manoir, (noir)
perdu dans les bois...
j'ai toujours adoré cet endroit..." (doré)
Des nouvelles des uns et des autres...:
"Ménagite" aigüe chez Martine et Laurence
On dit de certaines qu'elles ont une araignée au plafond, on va pouvoir dire maintenant qu'elles ont un balai au plafond... et avec un tablier si charmant...
Dégagite aigüe chez Evelyne
Dans le dernier numéro, on disait "Dégage-moi la santoline", cette semaine on va pouvoir dire "Dégage-moi l'iris, ou la lavande" au choix !
Ces jardins sont bientôt prêts pour le concours des villages fleuris...
Et chez Françoise, c'est l'extase florale!
et pendant ce temps-là, Marie-Claude continue à construire des potagers sans terre...
et pendant ce temps-là, Martine tond!
Pour les fondus de jardinage, un petit rappel sur les Saints de glace (et non pas sur les saintes glaces, comme j'ai lu récemment !!!!)
Bon, à ce propos, elle a fait un flop total ma proposition de grainothèque... Ca n'intéresse personne d'échanger ses graines????
Et qu'est-ce qu'on mange dans ce confinement!
Le repas de Pâques chez Laurence : œufs mimosa et gâteau au chocolat!
Et chez nous : butternut farci à la buratta et crumble pommes-rhubarbe
Nadine a suivi la recette de shop suey de Maurice et s'est régalée!
Merci Maurice!
... Ca va bientôt ressembler à nos jardins!
Pendant que d'autres affichent des problèmes capillaires...
Rubrique couture
Entre deux masques, certaines petites mains ont réussi à maintenir leur potentiel créatif
Amandine a confectionné pour l'anniversaire de son fils, un sac pour transporter son instrument de musique... et aussi une petite jupe pour elle, ainsi qu'une écharpe en soie pour une amie...
Patrick a entièrement retapissé un fauteuil acheté 5 Euros en Ressourcerie...
Martine a fabriqué un sac et une trousse à bijoux ou crayons de couleur
Des infos :
1) La Poste de Mimet est ouverte les mardi, mercredi, jeudi et vendredi de 14 h à 16 h 15
La semaine des 1er et 8 mai, elle sera ouverte les lundi, mardi mercredi et jeudi de 14 h à 16 h 15
2) Les déchetteries rouvrent progressivement et sur rendez-vous: pour Mimet, par exemple: déchèterie de Bouc-Bel-Air)
3) Greg, le producteur de légumes (sans engrais, sans pesticides) qui nous livrait l'an passé à domicile nos légumes, vient, tous les soirs (sauf dimanche et jours de pluie) de 16 h 30 à 18 h à la chèvrerie de Mimet-Fontbelle, vendre des plants de salade, de tomate, d'aubergine, de poivron. >IL aura bientôt en plus, des courgettes et des aromatiques.
La chèvrerie est ouverte aux mêmes heures et vend ses fromages et ses brousses.
4) La pharmacie des Moulières nous informe qu'elle a du gel hydro alcoolique, des lingettes antiseptiques et des thermomètres.
5) livraisons et drive sur Gardanne
6) Point de retrait drive paysan à Gardanne le dimanche matin
Dans ces temps difficiles pour les artisans et autres producteurs locaux, la Tuilerie Bossy de Gardanne exprime sa solidarité avec les paysans de notre terroir en accueillant tous les dimanches matin de 8h30 à 12h30 un POINT DE RETRAIT « DRIVE ».
Vous trouverez ci-joint la communication des Paysans du Carré, avec toutes les informations nécessaires, à partager largement :
POINT DE RETRAIT « drive » Gardanne » :
Depuis l'arrêt du carré paysan de Gardanne, nous tentons de trouver une solution pour permettre aux paysans de continuer à vendre leurs productions et à vous clients, d'en profiter !
Comme nous avons réussi à le faire pour la Gavotte, nous lançons le POINT DE RETRAIT « drive » Gardanne » qui aura lieu le dimanche 26 avril de 8h30 à 12h30 à la Tuilerie Bossy, 1285 chemin du Moulin Fort à Gardanne.
Vous pouvez passer vos commandes sur : http://app.cagette.net/group/7726
Vous avez ensuite la possibilité de payer en ligne par hello asso : https://www.helloasso.com/.../point-de-retrait-drive-gardanne...
Nous vous demandons de privilégier ce mode de paiement pour faciliter la manipulation le jour j sur place ; les chèques et espèces seront acceptés.
Les paysans du Carré sont heureux de vous retrouver dès ce dimanche.
Merci de votre soutien
Les Paysans du Carré
Nouvelles photos "mystère" de la semaine :
1) une première photo sur le thème de l'individu(e)e masqué(e) : qui est-ce?
Il y en a qui en rajoutent un peu sur le thème du confinement masqué!
2) photos" mystère" envoyées par Marie-Claude
3) Photo "mystère" dite "Laurence": quelles sont ces boutons bleus sur l'olivier?
4) Photo mystère complètement mystère (même sur son auteur).
Quelles matières? quelle hauteur?
5) Photo mystère dite "Catherine": qu'est-ce que c'est? à quoi ça sert?
Patrick lève au contraire un mystère que l'on ne se transmet normalement qu'entre bretons :
La recette du beurre salé
Il suffit de faire tremper la vache, avant la traite, dans l'eau de mer...
de Bretagne bien sûr!
Rubrique JEUX :
- Jeu proposé par Jean-Jacques
1 lapin a vu 6 éléphants en allant à la rivière. Chaque éléphant a vu 2 singes aller vers la rivière. Chaque singe tient 1 perroquet entre ses mains.
Combien d'animaux vont-ils vers la rivière ?
- Jeu proposé par Evelyne (pour la rubrique bilingue)
- Jeu casse-tête pour matheux
Nouveaux mots cachés à trouver :
Dans ce texte sont cachés des noms d'animaux. Combien ? A vous de trouver !
Avec hâte et joie, Jean va chercher la crèche, va la déposer au
pied de l'arbre. Très ému, le père qui arrive au salon, donna au
garçon un sou. Risque-toi à orner l'arbre. Puis, après avoir
longtemps réfléchi, enfin il dit: "Il a le tronc mou, ton arbre.
Apporte la pince et fixe-le". A ce moment, la fillette coquette
demanda pour cadeau une ardoise au papa qui répondit: "Loulou, pour
cela, il faudra, tu sais, que je gagne au moins cent dollars". A
sa bouche, un pli, on le devine bien, marqua sa tristesse. C'est
fou, inexplicable même, mais j'ai un père qui ne gagne pas cher
pour tout ce qu'il fait, c'est à ne rien comprendre. Il est parti
en Abitibi, son patron, dit Jean. Il est allé voir un moine au
monastère. Pour combien de jours demanda Loulou? Seize bredouilla
Jean incertain; non huit, répondit le père. Les gros salaires sont
pour autrui enchaîna Jean.
Rubrique le cuisinier et l'oenologue :
Recettes de Maurice :
Navarin d'agneau (6 personnes)
900 g d'agneau dans l'épaule ou gigot, gras enlevé, en petits morceaux
1 ou 2 colliers d'agneau
8 à 10 petites pommes de terre épluchées et coupées en deux
6 carottes moyennes pelées et coupées en tranches de 4 ou 5 mm
3 gousses d'ail
1 gros oignon
1 c s de concentré de tomate
1 litre de bouillon de légumes chaud
Herbes de Provence
Dans une cocotte chauffer un peu d'huile et un morceau de beurre à feu fort .
Faire revenir les morceaux de viande saupoudrés généreusement de farine,
l'oignon et l'ail coupés en petit morceaux. Baisser le feu .
Ajouter les légumes, le bouillon chaud , le thym , le concentré de tomate,
Laisser mijoter pendant 1h30. (voir plus)
Pour plus de verdure, vous rajoutez 5 mn avant la fin de la cuisson 200g de petits pois
Bon appétit !
Cheese-cake à la vanille pour 6 à 8 personnes
250 g de speculoos
500 g de ricotta (ou piladelphia)
250 g de fromage frais
80 g de beurre
2 c à c d'extrait de vanille
3 oeufs
Le jus d'1 citron
150 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
Mixer les spéculoos, les mélanger avec 80 g de beurre ramolli au micro-ondes
Dans un moule à fond amovible, répartir dans le fond et sur les côtés les spéculoos et mettre au frais 30 mn
Dans un saladier mélanger le fromage frais, la ricotta, les sucres , l'extrait de vanille, les œufs, à l'aide d'un fouet électrique.
Verser cette préparation dans le moule préalablement mis au frais .
Enfourner à 190° pendant 20 a 30 mn jusqu'à ce qu' ils soient à peine dorés . Laisser refroidir dans le four. Mettre au frais pendant 24h 00
Peut être servi avec un coulis de framboises ou du caramel liquide.
Bon appétit!
Conseils œnologiques de Pierre :
Pour le navarin d'agneau, on peut envisager deux types d'accords mets/vin:
- soit des vins légers et fruités en vue de s'associer à la légèreté et la finesse des arômes du plat. On privilégiera alors un cépage comme le Gamay (Beaujolais ...),
- soit, si le plat est plus relevé, des vins rouges du sud, généreux et épicés, types Rouges de la Vallée du Rhône (Vinsobre, Vacqueyras, ou encore Côtes de Provence rouge).
Pour le "cheese-cake à la vanille", c'est un dessert complexe avec ses arômes de vanille, speculoos, citron, framboise ou caramel. Je suggérerais donc un vin doux naturel avec du sucre résiduel type Banyuls, Porto, Rivesaltes rouges ou blancs.
Ces vins devraient constituer de belles alliances avec les plats proposés par Maurice.
Mon dicton du jour, qui prend tout son sens en ces temps de confinement: "Le vin n'est jamais si bon que quand on le boit avec un ami."
Merci Pierre et Maurice!
Rubrique proverbes revisités :
1) Marie-Claude et Evelyne ont identifié les proverbes d'origine
Les proverbes manquants sont:
9 - Prédateurs confinés, femmes en paix: slogan totalement inventé - aucun proverbe derrière !!!!
12 - "Après la pluie, le beau temps" (Après le confinement, le confinemasque)
28 - "A père avare, fils prodigue" ( A père fouettard, fils martyr)
30 - "Un coup de barre, Mars et ça repart" (Un coup de barre, Mars, et la nuit sera bonne)
32 - "Pleure, tu pisseras moins" (fleur, tu pistilleras moins)
42 - "Courage, fuyons" (Courage, vaillons)
"Bayer aux corneilles" (Bayer aux Cornouailles) s'écrit bayer et non bailler (sens légèrement différent)
Le plus apprécié de ceux qui nous ont envoyé leur palmarès est, de loin "Un confiné vaut mieux que deux cons finis" (Bravo Patrick)
Vient tout de suite après "La parole est d'argent, le silence est dehors" (Bravo Françoise)
Ensuite, mais bien derrière ce top 2
"A tout moment, bonheur est bon" (Catherine)
Et enfin les suivants ont été choisis, mais par une seule personne à chaque fois:
"Quand la bise fût venue, le virus est apparu"
"Qui trop en brasse, a mal aux bras"
"Quand les poules auront des (acci)dents..."
"Bayer aux Cornouailles"
" On a toujours besoin d'un confiné chez soi"
"A la Sainte Catherine, le froid prend racine"
"Un tien vaut mieux que deux tu l'auras à la Saint Clin-Clin d'œil"
"Garder une poire pour le dessert"
"Patience et longueur de temps sont plus faciles pour le ménage"
"Il ne faut pas vendre la peau de Lure avant de l'avoir gravie"
"Mieux vaut apprendre à pécher qu'aller à confesse
" Dimanche, jour du Baigneur"
"Rien ne sert de pourrir, il faut mûrir à point"
Cette semaine, Evelyne s'est lancée et Françoise a continué d'en inventer au kilomètre...!
- Quand le coronavirus entre par la porte, il faut ouvrir la fenêtre
- Qui empêchera le chien d'aboyer, n'empêchera pas les fake news de nous noyer
- Comme on a du temps, avec un peu de patience on arrivera à bout du coronavirus
- Faites du bien à autrui il vous le rendra au centuple
- Pâques aux tisons, enrhumé comme un confiné
- En avril n'enlève pas ton masque
-
Le travail c'est la santé ; au secours, je suis confinée !
-
Qui vivra, sortira !
-
Mais où sont les masques d'antan ?
-
Rien ne sert de sortir si l'on n'est pas au point...
-
Ô temps, reprends ton vol et fais-nous retrouver nos amis, nos copines, que nous puissions manger, boire et nous embrasser !
-
Un masque, et ça repart !
-
On a toujours besoin de masques et d'une tablette
-
On a souvent besoin d'un avocat pour soi (au vu des problèmes de voisinage)
-
Ah, qu'il est doux d'avoir un masque quand tous crachotent autour de vous!
-
Aide-toi, Trait d'Union t'aidera ! (mention spéciale pour celui-ci où l'on pourrait ajouter "Aide-toi, aide-nous, aide-les, Trait d'Union t'aidera!"
-
On a toujours besoin de skype et d'espérance...
-
L'homme heureux n'a pas d'histoire mais il sait en inventer !
-
"Qui m'aime me le dise"
-
"Qui veut naviguer loin répare sa voilure"
-
"Qui veut aller plus loin met un pied devant l'autre"
-
"Qui veut avancer bien révise sa voiture"
-
"Tristesse et confinement font moins que rire et jardinage"
-
"Qui vivra, rira !"
-
"Tant va Covid au front, qu'à la fin il succombe"
-
"Monsieur Corona, tirez-vous le premier !"
-
"Apprenez que tout bouillon (de onze heures) est mal aimé par celui qui le goûte"
-
"Apprenez que tout crâneur vit aux dépens de celle qui l'admire !"
-
"Aux larmes, nous rirons, fermez donc vos maisons, confinons, confinons, que le Covid quitte enfin la nation !" (chanté sur l'air de la Marseillaise).
-
"Après le covid, la joie !"
-
"Demain, quand rira la campagne, il partira, il partira..."
-
"Un bon bain vaut mieux que deux saletés"
-
"À cheval prêté, on ne regarde pas le mors"
-
"Tant va la fille au bal, qu'à la fin elle se case"
- "Changer sa hallebarde d'épaule"
- "Passer l'âme à gauche"
- "Rater la manche après le collet",
- "Passer la Manche après cap Gris-Nez"
- "Corona : j'en connais qui fumeront d'autres cigares !"
- "Peu importe le coton, du moment qu'on a le masque"
A vous de dénicher les vrais sous les revisités...
Françoise a même inventé des "pastiches" ou presque de La Fontaine :
"Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre, l'un d'eux partit au loin pour chercher la provende ; l'autre resta tout seul, en fut fort déconfit, puis le Covid survint et, chacun le comprit, ils furent séparés sans pouvoir se rejoindre, sans masque et sans télé, sans bécane ni graines...
Moralité : avant dé confinement, c'est la dé confiture ;
Evelyne vous offre son Proverbe tibétain préféré :
"si le problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter. Mais s'il n'en a pas, alors s'inquiéter ne sert à rien".
Cette semaine, Jean-Paul Delfino parle du désastre économique pour les librairies et l'édition en général, du confinement dans les rues d'Aix, et du livre qu'il est en train d'écrire:
"Isla Negra (du nom de la dernière demeure du grand Pablo Neruda, au Chili) paraitra en janvier prochain. Normalement. Car le milieu éditorial traverse une crise sans précédent. C’est un tsunami. Éditeurs, libraires, responsables de médiathèques, imprimeurs, représentants, mais aussi organisateurs d’événements : toutes mes pensées solidaires accompagnent celles et ceux qui, au quotidien, se battent afin de sauver leurs structures.
Dès que les librairies auront le droit à nouveau d’ouvrir leurs portes, ce sera un acte citoyen que d’aller leur apporter notre soutien. Par avance, bonnes lectures" JP Delfino
Et qu'est-ce qu'on fait quand il pleut ?
On peint, on joue au train, on fait de la mosaïque, on fabrique des jeux de memory avec/pour ses enfants avec du carton et deux catalogues semblables.
ou alors on fait de la cuisine créative, décorative...
... Ou on fait des machines à coudre en chocolat, (pas des masques, s'il vous plait !)
...Ou on réfléchit à la reprise du travail à un mètre de distanciation,
...Ou on essaie de faire prendre de meilleures habitudes alimentaires aux enfants !
... Ou on réfléchit à la tenue la plus propice pour faire respecter la bonne distance aux autres...
... Ou bien à comment tchatcher de loin avec sa copine...
Ou alors, on s'entraîne pour le déconfinement prochain à la réception des légumes du marché afin de garder la bonne distance!
... Ou alors, on réfléchit ensemble à la différence entre normal et original...
Enfin, à la place de la rubrique conseil de lecture que je ne peux pas faire cette semaine (je ne sais pas si je vous ai dit mais cela fait quinze jours qu'on fait des masques...) je vous joins la newsletter spéciale confinement de la librairie Le Bleuet à Banon, vous n'y perdrez pas au change, elle est très intéressante!
Riccardo Calimani, traduit de l’italien par Elisabetta Orsoni (Le Monde des Livres du 20 mars 2020 )
"Venise, de mes fenêtres, est entièrement déserte ; les rues, les places sont vides. Pas une barque à moteur pour faire bouger l’eau du Grand Canal, pas une clameur de gondolier. Pas même la rumeur habituelle des passants. Pas une voix humaine. Aujourd’hui, le ciel azur, limpide comme rarement, et le soleil de printemps contrastent avec les pensées plutôt sombres des Vénitiens claquemurés chez eux. Parmi les rares commerces, les marchands de tabac sont encore ouverts, même si on y lit que « le tabac nuit gravement à la santé ».
Beaucoup de mes amis ne supportent pas cet isolement forcé. Et continuent à s’étonner que la condition humaine soit si fragile et exposée aux caprices des vents et de la fortune. Les moments de crise transforment notre vision du monde et notre quotidien, et font ressortir avec force un sentiment ancien, la peur, qui accroît l’incertitude, et suscite une inquiétude, et suscite une inquiétude impossible à dissiper. Durant les siècles précédents, les épidémies étaient une funeste habitude. A la moitié du XIVe siècle, une tragique épidémie de peste bouleversa l’Europe. Mes ancêtres, qui vivaient dans la vallée du Rhin, furent chassés et accusés d’avoir propagé la maladie toxique. Pour cela les Kalonimos qui, de Lucca en Italie, avaient suivi Charlemagne à Mayence et à Spire, trouvèrent refuge en Italie du Nord puis, au début du XVIe siècle, à Venise […]
Ce qui se passe en ce moment est très différent. Cette pandémie met surtout en lumière que tous les politiciens, tous, gouvernent en oubliant la vision à long terme car la politique est l’art de la contingence à court terme. Elle met en évidence que les anciennes peurs et la fragilité humaine ressurgissent quand on s’y attend le moins et engendrent des sentiments de grande souffrance. Serait-ce l’occasion d’en tirer des leçons pour l’avenir ? Je ne pense pas. La mémoire est une plante difficile à cultiver et la vitesse des nouvelles technologies rend tout terriblement éphémère et mouvant.
Un antidote ? Lire, penser, réfléchir : cela combat la peur et redonne de l’espoir."
Nous vous proposons de (re)lire...
"Le Rivage des Syrtes" de Julien Gracq :
roman du mystère, de la lente narration, et du style dans ce qu'il a de plus absolu. Le Rivage des Syrtes est l'histoire de la latence d'un conflit entre deux contrées, séparées par une mer d'oubli, toutes deux endormies, mais rêvant d'une guerre qui les mais rêvant d'une guerre qui les sortiraient de leur léthargie, prêtes enfin à éprouver le risque de leur destruction pour parvenir à cette fin. Au centre de cette opaque tension qui n'ose dire son nom, Aldo, jeune et curieux, affecté à une vieille forteresse sur une grève battue des vents et des flots, va jouer le rôle de déclencheur et réveiller le géant qui attend de l'autre côté des Syrtes...Un roman majeur d'une beauté enivrante, chef d'oeuvre du surréalisme !
"Vol de nuit" de Saint-Exupéry :
je vous propose de PARTIR avec les premiers aventuriers du ciel, qui, pour livrer du courrier ont pris d'immenses risques. Mais en plus partir avec Saint-Exupéry comme guide ! Splendide voyage au pays des étoiles : "Il jugea bien que c'était un piège, on voit trois étoiles dans un trou, on monte vers elles, ensuite on ne peut plus descendre, on reste là à mordre les étoiles... Mais sa faim de lumière était telle qu'il monta.
"Premier de cordée", de Frison-Roche :
à défaut de pouvoir gravir les sommets, retournons lire un des pionniers, Frison-Roche. Ses lignes sauront-elles vous procurer la même ivresse que l'altitude ?
Bonnes re-lectures!
Quelques bons conseils!
Quelques fleurs du jardin pour vous aider à passer cette quinzaine !
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